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{presse} L’A.M.M.A rend hommage à l’amitié Maroc-Espagne à travers la musique

La musique andalouse : Passerelle culturelle entre le Maroc et l’Espagne.

Depuis sa création, l’Association Marocaine de la Musique Andalouse (AMMA) œuvre activement à promouvoir le dialogue des cultures et des religions, entre les différentes civilisations. Un engagement citoyen que l’Association matérialise par l’organisation d’une variété de manifestations musico-culturelles placées sous l’égide du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. Prônant des valeurs de tolérance et de partage, l’AMMA s’inscrit dans une dynamique vertueuse visant à créer des passerelles culturelles entre le Maroc et le reste du monde, particulièrement grâce à la Musique – langage universel qui unit les peuples de la Terre, dans une communion spirituelle qui célèbre l’Humanité.

Dans la continuité de son engagement, l’AMMA rend hommage à l’amitié Maroc-Espagne. Une amitié enracinée et sincère, fortifiée par des liens historiques entre deux monarchies séculaires, et ravivée par la volonté des deux peuples. Sous le thème ” La Musique Andalouse : passerelle culturelle entre le Maroc et l’Espagne “, l’Association organise, en partenariat avec Wecasablanca et L’Ambassade d’Espagne au Maroc, une manifestation d’envergure le Samedi 28 Mai au Palais du Méchouar à Casablanca, où artistes marocains et ibériques célèbreront ensemble leur amour de la musique andalouse pour partager leur passion avec le public.

Madrid, Séville, Tanger et Tetouan s’inviteront à Casablanca l’espace d’une soirée aux couleurs du Maroc et de l’Espagne. Animée par l’Orchestre Rawafid de Tanger, dirigé par le grand maître Omar Metioui, cette manifestation culturelle ravira ses convives par un répertoire riche et diversifié de musique andalouse, Chkara, Flamenco, ainsi que de nouvelles compositions créées spécialement pour ce spectacle. Avec la présence d’artistes renommés tels que Gema Caballero, Zainab Afailal, Sara Calero, Omar Jaydi, José Almarcha et Épi Pacheco.

”De par les valeurs qu’elle véhicule, la musique andalouse représente le vecteur idéal pour célébrer l’amitié entre deux monarchies séculaires unies par une histoire commune et, en tant qu’association culturelle, l’Association Marocaine de la Musique Andalouse, L’AMMA, est fière de contribuer à ce rapprochement entre des peuples frères.” Déclare Fatima MABCHOUR, Présidente Fondatrice de L’Association Marocaine de la Musique Andalouse.

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808 State : Be acid.

Je jouais tranquillement à Grand Theft Auto : San Andreas quand je suis tombé sur Pacific 202 de 808 State sur la radio axée deep house / acid house du jeu, la génialissime et pas des moindres SF-UR animée par DJ Hans Oberlande et son accent allemand mythique. J’étais encore jeune, je devais avoir dans les treize ans quand je roulais sur des mamies innocentes dans les quartiers chauds de San Fierro, mais je  peux vous assurer que malgré mon âge, je ne suis pas restée indifférente quand Hand enchaina avec la cultissime Pacific 202. Ni une ni deux je vais m’informer sur le net et je découvre que ce bijou est la création du groupe anglais 808 State. Et c’est là qu’une histoire d’amour vit le jour.

Ce groupe est tout bonnement géant, de l’acid / retro house comme je n’en ais jamais entendu, une lampée de sonorités jazz, des beats renversants et un bon coup d’ultra violence sur certains morceaux délicieusement enivrants et exaltants. Les autres morceaux sont tout aussi sublimes et je ne parle pas des remixs qui sont réellement bons. (je parle notamment de la reprise de « Pacific State » par Grooverider qui en fait un morceau terriblement drum’n’bass.) Mieux, l’excentrique Björk s’octroie une collaboration avec le trio et nos oreilles ne peuvent qu’être comblées et enchantées. Leur son est indémodable et je ne me lasse pas de me réécouter leurs bijoux dans toutes leurs versions possibles.

De nature perfectionniste, l’électronique pour moi s’avère être un style de musique particulièrement délicat et rares sont les DJ que je peux classer comme «  parfaits ». 808 State a su me convaincre et ce trio venu du ciel a tout à fait réussi à combler mes caprices à ce niveau. Si l’envie vous dit de changer et de bannir un moment le trop plein de vomi musical à tendance lave-vaisselle que nous avons l’habitude d’entendre dans n’importe quelle radio lambda de nos jours, jetez vous sur ce trio typiquement british.

Un peu d’histoire maintenant. C’est en 1988 que Martin Price, Graham Massey et Gerald Simpson (plus connu sous le nom de scène de «  A Guy Called Gerald ») décident de donner naissance à 808 State. « 808 » en rapport avec la Roland TR-808 (boite à rythme notamment utilisée par les plus grands artistes comme les Daft Punk pour ne citer qu’eux) et « State » pour le « state of mind » (ou état d’esprit) que partagent les membres du groupe.

Les fans vous le diront, les albums de ce groupe sont des objets de culte. Nous sommes donc en 88, naissance du groupe, et naissance de « Newbuild » leur tout premier album et aussi l’un des plus rares et des plus difficiles à se procurer. Leur notoriété se forge et ces passionnés se voient propulsés au stade de pionniers de l’acid house retro.
Après le succès fulgurant de NewbuildSimpson quitte le groupe et se consacre à une carrière solo sous le pseudonyme de «  A Guy Called Gerald. » Oui, le cultissime Voodoo Ray, c’était lui. Qu’à cela ne tienne, deux personnes de plus rejoignirent le groupe pour maintenir le projet « 808 State » sur pied. « Quadrastate » leur second album se fit avec Andrew Barkeret Darren Partingtonet sorti en 1989. La même année, Ninety vu le jour et se fit la part belle dans la culture rave de l’époque. Ex :el quant à lui naquit en 91 et se procura le plaisir de contenir des pistes  avec la participation de la singulière Björk et le talentueux Bernard Summer du groupe New Order. A l’apogée de leur succès, les années se succédèrent et laissèrent place à de nouveaux albums et compilations aussi formidables les un que les autres donnant une liberté absolue à leur génie et à leur soif de nouveaux sons et de nouveaux genres tout cela malgré les nombreuses difficultés que traversaient le groupe pendant ses années d’activité et particulièrement les départs que ce dernier rencontra entre 1991 et 1998. Leur dernier joyau, Outpost Transmission se révéla être très bon et accueilli la patte des Alabama 3Simian et le chanteur / guitariste du groupe Elbow, Guy Garvey.

Leur parcours fut particulièrement chamboulé et riche mais cela ne les détourna pas de leur réelles convictions et valeurs, à savoir faire de la bonne musique mêlant originalité et qualité chose qui leur a quand même fourni leur réputation de pionniers et bâtisseurs du grand empire de retro acid house.

Plébiscités par les fervents adorateurs de la musique électronique retro, éclatants et punchants avec leurs beats nouveaux et leurs mélodies envoutantes, les britishs de 808 State dominent le milieu de la house vintage grâce à leur talent et leur capacité à créer, et non pas à recycler leur musique. Pari réussi pour ces anglais pleins de ressources et de génie.

Une petite mise en bouche ?

0 808 State : Be acid.
0 808 State : Be acid.
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Bombay Bicycle Club – A Different Kind of Fix

En écoutant ce nouveau Bombay Bicycle Club, je me demandais comment un groupe aussi jeune arrivait à être aussi prolifique, trois albums en trois ans, le tout sans tomber dans de la redite. Flaws était un gros coup de cœur, pourtant A Different Kind of Fix n’a plus grand chose avec la folk mélancolique de ce dernier. Chronique du dernier album de Bombay Bicycle Club.

A Different Kind of Fix est plutôt un album pop, parfois même très dansant, le premier single à être sorti est Shuffle, un morceau sans guitares, un piano, une basse et un peu de batterie qui donnent résolument un autre ton à la musique de BBC. A l’écoute de Shuffle, on a juste envie de sauter partout, de danser et de faire la fête, la voix est toujours aussi particulière… je ne sais pas si c’est l’accent du chanteur ou le ton de sa voix mais je crois que je suis fan, j’ai toujours aimé les voix atypiques qui ne ressemble pas aux autres.

Leave It est un morceau que j’aime particulièrement, le refrain est tout simplement énorme : batterie, basse, tout y est parfait ! c’est surement l’un des tubes de l’album et l’introduction d’une voix féminine dans les refrains notamment est une très bonne idée, voix qui est d’ailleurs présente sur d’autres chansons.

L’album est réellement très bien construit, chaque chanson a sa place et après chaque montée en puissance, on a bien sûr droit à un break, à d’autres morceaux comme Lights Out, Words Gone et sa fabuleuse guitare ou bien Fracture et son coté shoegaze, des morceaux qui sont moins joyeux mais toujours très bien faits. Et toute la fin de A Different Kind of Fix est plus mélancolique, c’est paradoxalement quand même des morceaux très entraînants,  parfois très catchy, souvent faciles à écouter et pourtant tristes, il n’y a que la balade piano Still qui  réussirait a arracher une larme à certain. Personnellement je trouve ce morceau un peu facile, lent et chiant…  ça me rappelle Maximilian Hecker le talent en moins, et ce n’est surement pas là où le groupe excelle.

L’album finit sur Beg, dernier et treizième morceau, qui nous laisse sur une note plus optimiste nous rappelant que l’album est bel est bien un album gai, joyeux et carrément dansant.

8.5/10 Bombay Bicycle Club   A Different Kind of FixAli Zarki (Ali Zarki)

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Emo, entre le cliché et le malentendu

J’ai vu ou entendu un nombre incalculable de fois des gens s’insulter en se traitant d’emo et j’ai toujours eu l’impression de parler à un mur à chaque fois que j’évoquais ce mot. Il y a beaucoup de clichés, d’incompréhension et de malentendus. Les gens n’essayent pas de comprendre et c’est tout à fait normal. J’ai donc eu envie de faire un article pour en finir une bonne fois pour toute !

Je vous vois déjà venir… Comment ? Un article sur l’Emo dans Lcassetta ? Prenez un grand souffle et essayez d’enlever de votre esprit tout ce que vous connaissez sur l’emo, car justement vous ne le connaissez pas ou très mal. Alors en fait, que veut dire “Emo” au delà de tous les clichés qui lui collent à la peau ? Comment un mot qui, à l’origine est censé désigner un genre musical assez peu connu, est devenu tellement banalisé et repris partout ?

Pour répondre à ces questions, je vais tout simplement vous faire découvrir des groupes, qui chacun à son époque a fait de la musique qu’on a qualifié d’emo. C’est un peu là la première difficulté, parce qu’il est tout simplement impossible de donner une définition claire et précise de ce qu’est l’emo. Aujourd’hui, certains vous diront que c’est un “style vestimentaire”, voire même une “pseudo-philosophie”, sauf qu’à l’origine c’est une musique qui trouve ses racines dans le Punk Hardcore, d’où l’emocore (pour emotional hardcore). Au fil du temps et des époques, l’emo a servi d’étiquette à plusieurs groupes qui ont fait des musiques très divergentes les unes des autres. Chaque période ou sous genre a sa propre définition ainsi que différentes variations. Ce serait assez compliqué d’en parler en détails, donc  je ne ferai que suivre la chronologie des évènements depuis le début de l’emo dans le milieu des années 80 jusqu’à aujourd’hui.

Si l’on devait s’arrêter sur une seule date qui représenterait le début de l’emo, ce serait l’été 1985 influencé par Zen Arcade l’album culte des Husker Dü. Certains groupes originaires de la scène Punk de Washington DC commencent à sortir des sentiers battus en introduisant un song writing parlant d’autre chose que la Politique. Cette dernière était clairement LE sujet dominant dans le Punk à cette période. On se tourne donc vers des choses plus personnelles qui gravitent autour de l’individu et non du groupe, loin de l’univers plutôt machiste et marginal du punk. C’est d’ailleurs probablement de là que vient la réputation “de musique pour tapettes” qui colle à l’emo jusqu’à nos jours. Certaines personnes dans le mouvement Punk n’ont jamais accepté que ce genre soit associé à des paroles et un songwriting intimistes, vu que l’essence même du Punk est protestataire voire rebelle. L’emo introduit aussi de nouveaux sons dans la musique, elle devient moins brutale, moins nerveuse et la voix prend plus de place. Il est à noter que les premiers groupes dits “emo” étaient vraiment issus du Punk avec même quelques figures du genre dont Ian Mackaye chez Embrace ou bien Rites of Spring avec Guy Picciotto. C’était donc une petit révolution qui était en marche et qu’on appellera plus tard la Revolution Summer.

Une multitude de groupes apparaissent dans tout les Etats-Unis, bien que la plupart finissaient par disparaître  en quelques années voire quelques mois. Cependant, le groupe le plus marquant de cette période est très objectivement Moss Icon. Ils donnent à l’emo un nouveau souffle grâce à leur musique plus pausée, des passages “post-rockisan” mais également des moments plus violents. Entre spokens words et chant crié, la musique de Moss Icon influencera énormément, et c’est peu dire, les groupes des années à venir.

On distinge généralement 3 vagues de groupes dits emo, même si je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette répartition qui réduit l’évolution de l’emo à des courants distincts, alors que mise à part la première vague, qui en est l’origine, toutes les autres avaient des courants différents et parallèles. Au début des années 90′s, l’emo commence à se faire connaitre dans le monde underground et certains groupes se forment pour suivre le modèle des pères du genre. C’est avec ces groupes que l’emo va réellement prendre ses marques, se développer, et surtout se détacher du Punk Hardcore. Il faut dire que si Moss Icon, en tant que précurseurs de l’emo, arrivaient à se distinguer du Punk hardcore, ce n’était pas le cas des autres formations de la même époque qui manquaient d’audace et qui restaient timidement attachées au punk.

Les années 90′s représentent l’époque charnelle. Diverses influences viennent se greffer à tout l’heritage Punk et c’est certainement là que l’appellation emo commence à devenir quelque peu floue. Elle désignera alors des groupes aussi differents que Swing Kids, Indian Summer, Jimmy Eat World ou Sunny Day Real Estate. C’est l’émergence de l’indie emo. On est à la croisée des chemins, les majors ont flairé l’aubaine que pourrait être pour eux le fait de faire signer certains groupes et le genre gagne en popularité. Entre signer chez un major ou rester dans l’indie,  plusieurs formations ne résisteront pas à la pression qu’engendrent ces conflits intérieurs à propos de la direction du groupe. Cette periode marque la disparition de l’emocore tel que l’on le connaissait à ses débuts. C’est la sortie de l’underground qui entraîne l’ouverture vers un nouveau public. L’emo va se scinder en deux genres distincts : D’un coté, le screamo avec des groupes comme Orchid, Saetia ou bien Portraits of Past, qui revendiquent leur penchant plus violent et plus fidèle aux origines idéologiques du punk, même si le screamo finira lui aussi par être mainstream, et d’un autre coté l’indie emo avec des groupes comme Cap’n Jazz, The Get Up Kids, ou American Football.

L’ère est favorable grâce au retour du Rock chez le grand public avec le succès de Nirvana, Green Day ou encore Weezer  dont l’indie emo s’inspire beaucoup. L’emo devient de plus en plus mainstream, ou du moins, des groupes dit “emo” le deviennent. L’un des plus connus est certainement Jimmy eat World, avec Clarity en 1999 suivi directement  en 2001 de Bleed American  avec The Middle, l’un des singles les plus connus du groupe. Cependant, cet album est souvent mal vu par les fans “old shcool” de l’emo car c’est LE premier album “emo” à être sorti sous un label mainstream. C’est donc avec cet album que le genre va se démocratiser lançant les prémisses d’une nouvelle vague d’emo. Bleed americain est un disque trés Alternative Rock qui tranche avec le passé de JEW. Le groupe, pourtant, continue à trainer sa réputation de groupe dit “emo”. Il faut comprendre la confusion  que tout cela crée, At The Drive-In c’est de l’emo ? Thursday aussi ? Et The Promised Ring, Texas Is The Reason, Mineral alors ?  Et puis tout ces petit groupes qui viennent de se former Taking Back Sunday, Brand New, Thrice ? les autres ceux qui arrivent au milieu des années 2000 Escape The Fate, blessthefall, Bring Me the Horizon ? Le contre courant qui se veut loin des paillettes et  du grand public composé essentiellement de groupes screamo; Daïtro, Sinaloa, Raein, Envy, Circles Takes The Square ?

Qui est emo, qui ne l’est pas ? C’est la question que l’on retrouve partout au milieu des années 2000. Dans les forums de discussion affiliés au genre, la meilleure réponse pour moi est celle de Guy Piciotto, un des fondateurs du genre : “… I’ve never recognized “emo” as a genre of music. I always thought it was the most retarded term ever. (…) I just thought that all the bands I played in were punk rock bands. The reason I think it’s so stupid is that – what, like the Bad Brains weren’t emotional? What – they were robots or something? It just doesn’t make any sense to me.” Beaucoup ne sont pas d’accord avec lui, mais la plupart s’accordent à dire que l’emo n’est ni une idéologie ni un style vestimentaire. D’ailleurs cet article a pour seul but d’essayer d’éclairer certains sur un “genre” trés mal connu et trés mal perçu qui, tout comme le metal, la musique electronique, le rap ou l’indie rock (ect…) a constitué une motivation pour énormément de groupes differents, à faire de la musique qu’on a qualifié à tort ou à raison d’emo.

Pour finir, une petite playlist concoctée par mes soins. J’ai essayé de proposer les différents visages de l’emo, même ceux que je n’apprecie pas vraiment. Pour plus de documentation, car il y a encore énormément de choses à dire, je vous renvoie sur deux petits sites un en francais qui est “Le dictionnaire de l’emo” et l”autre en anglais un peu plus connu qui est “You don’t know Emo”.